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Janvier 2022. Quentin et sa compagne emménagent à Ambert. Simple mobilité professionnelle pour ce capitaine des pompiers qui découvre finalement un territoire dans lequel il se sent bien.
En tant que cadre, je trouve que c’est bien de changer de secteur régulièrement. Ça permet à d’autres d’apporter un regard neuf, et à soi-même d’enrichir sa vision pour toujours améliorer le service rendu. Moi, je suis originaire de Clermont-Ferrand mais j’ai déjà vécu dans le Cher, en Corrèze, en Lot-et-Garonne et en Savoie. Je devrais sûrement repartir, mais pour l’instant on est bien ici.
Avec le recul, je réalise à quel point tout s’est bien passé. Ma femme a trouvé un travail de manager d’équipe à l’association Détours, et nous avons trouvé un bien à louer en superbe état et en peu de temps. Ces deux conditions étaient des prérequis à notre installation. On ne serait pas venus vivre ici sans ça.
Côté travail, j’apprécie particulièrement le lien avec les élus et la sous-préfecture avec qui je collabore étroitement pour l’organisation et la coordination des secours. Cet investissement de tous rend les secours plus efficaces. C’est une dynamique collective porteuse pour notre territoire et motivante.
Finalement, nous avons décidé d’acheter une maison à Olliergues. Nous pourrons la louer plus tard ou rester y vivre si le travail me ramène à Clermont-Ferrand.
Même si nous avons peu de temps pour les rencontres, on apprécie de vivre ici. Nous n’avons pas senti que les Auvergnats étaient spécialement fermés, comme le veut la légende.
Au contraire. Et puis la nature est plus sympa que sur d’autres territoires ruraux où j’ai pu vivre. C’est beau, en vrai. J’aime bien ce côté sauvage, avec des forêts, de la moyenne montagne, des départs de sentiers partout et ces vues splendides. Je prends quand même le temps de faire du trail, et là j’apprécie vraiment.
Mais l’essentiel de mon temps, on ne va pas se mentir, je le passe au travail. Je supervise la compagnie d’Ambert qui compte environ 17 casernes, 320 pompiers volontaires et 5 pompiers professionnels. Nous faisons environ 3000 interventions par an, dont la plupart sont des secours à la personne mais il y aussi des incendies, des accidents de la route, des inondations, etc. Aujourd’hui nous recrutons des pompiers volontaires car l’effectif est souvent juste suffisant pour assurer le service, parfois même en-dessous de nos besoins. En parallèle, nous cherchons à conventionner avec les employeurs pour mobiliser des sapeurs-pompiers volontaires dont le travail est compatible avec une absence momentanée en journée. C’est très important pour la disponibilité des secours sur notre territoire.