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Portait de Jean-Michel Serre, Champion du monde de deltaplane // Ambert

Jean-Michel Serre

Années 70. Chaque été, la famille serre fuit Marseille et vient passer ses vacances à la Chapelle-Agnon. Pour le petit garçon, c’est un ravissement. Les parents achètent une maison à Chantoiseau, où Jean-Michel vit aujourd’hui avec sa femme et ses enfants.

Pour moi, chaque été c’était Pagnol : je passais mes vacances dans l’arrière-pays, et j’adorais ça. Quand j’ai eu 19 ans, avec ma mère on s’est installés dans une maison à Bertignat. Je m’emploie alors à louer des VTT à Ambert, puis je travaille chez l’actuel Sanofi avant de faire mon service militaire. Au retour, mon père me laisse la maison de Chantoiseau où je m’installe avec ma copine. Je suis déjà pilote de deltaplane et je rêve de voler en brousse au Québec

Je pars en 1997. Quand je rentre en Auvergne, je retrouve la maison de Chantoiseau et Sanofi. En 1998, je refuse un poste là-bas car je suis en formation et en réflexion pour créer mon activité de vol en ULM à l’aérodrome d’Ambert : Libre à toi voit le jour en 2000. Sur un plan commercial, le choix d’Ambert n’était pas judicieux mais il y avait la maison, les amis d’enfance… c’est un choix de cœur. Et heureusement, j’ai reçu beaucoup de soutien ! De la part du maire de l’époque d’abord : en 2005, il intervient pour m’aider à acquérir un terrain sur l’aérodrome. Sans ça, je ne sais pas si je me serais projeté, toute une part de mon activité n’aurait pas pu se développer. Ensuite, des amis m’aident à construire le hangar et les bureaux, l’assainissement et l’installation électrique. Je me souviens de ces années avec émotion car c’est une très belle aventure humaine.

En plus de la formation, des baptêmes, je perçois les loyers des propriétaires d’ULM qui stockent leur engin chez moi. Mais en 2009 je mets cette activité entre parenthèses car mon divorce vient compliquer l’exploitation des lieux qui ont été acquis sous le régime de la communauté des biens.

Toutefois, je profite des semaines de garde alternée où je n’ai pas les enfants pour construire un ULM monoplace avec l’aide de mes amis. Un vieux rêve de gosse. Nous le finissons à temps pour que je puisse voler avec au championnat de France de 2010. Et là, j’arrive troisième ! Du coup la Fédération me propose une place en équipe de France et le constructeur Ellipse me prête son matériel. L’aventure se poursuit… En 2012, je suis vice-champion du monde en Espagne et nous comprenons que pour progresser il faut faire évoluer le moteur. Ellipse me donne carte blanche. Avec mes copains, nous adaptons un moteur de kart quatre temps à l’aéroplane et en 2014 je suis champion du monde en Hongrie. En 2016, la Fédération me propose de diriger les courses sur les championnats nationaux et je deviens aussi entraîneur de l’équipe de France en 2017. Nous obtenons des résultats intéressants, mais je ne peux pas être partout alors j’arrête en 2018. Après Dubaï, j’arrête aussi la compétition.

Entre temps, j’ai récupéré la pleine propriété du hangar sur l’aérodrome d’Ambert et j’ai été de nouveau papa. Avec ma nouvelle compagne, nous vivons dans la maison de Chantoiseau. Maintenant je profite de tout ça.