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Le « cercle », dans le Sud, c’est le lieu où les anciens se réunissent, jouent à la pétanque, aux cartes…
D’une destination de vacances, le territoire Ambert Livradois Forez est devenu le lieu de vie d’Anthony Gomez en 2016. Un endroit simple, authentique, idéal pour y voir grandir et s’épanouir ses trois enfants. Avec son épouse, Audrey, l’entrepreneur de 39 ans n’a pas eu peur de quitter la mer et les calanques pour offrir à sa famille une qualité de vie indéniable, à Ambert.
« Quand la mer me manque, je peux faire l’aller-retour sur un coup de tête, partir à 4h du matin, être à 8h sur le bateau pour aller pêcher, reprendre la route en début d’après-midi pour être rentré en fin de journée ! Mais ici, nous avons la chance d’avoir des lacs, des étangs, des rivières comme La Dore, juste à côté de la maison où j’ai toujours cette impression que nous sommes seuls au monde, entre les monts du Forez et ceux du Livradois.
Cela n’a pas été difficile de quitter une grande ville comme Marseille. Audrey, ma femme, vient dans la région depuis qu’elle est née avec ses parents qui avaient une résidence secondaire, devenue résidence principale. Quand nous avons eu notre premier enfant, ça a été le déclic ! Audrey en avait envie, mais elle ne pensait pas que cette vie à l’année me plairait.
Nous avons acheté notre maison en 2014, une ferme que nous avons retapée avant de nous y installer en 2016. Je voulais vivre à la campagne : avoir mon jardin, mon potager, mes poules, mes canards, mes fleurs, les oiseaux qui me rendent visite… Venir vivre à Ambert est ce que nous avons fait de mieux. Les choses simples de la vie me nourrissent.
Je joue en senior amateur à Ambert Livradois Sud FC. J’ai grandi sur un terrain de foot et je rêvais de devenir professionnel. J’ai fait quelques années à l’Olympique de Marseille comme défenseur.
Mon oncle travaillait dans le funéraire : il avait perçu que ce métier pouvait me plaire, car je suis gentil, j’aime aider les gens et les accompagner. Moi, je ne voulais pas faire croque-mort, mais footballeur ! Je devais avoir 17 ans. J’ai quand même fait un stage dans l’entreprise familiale à Draguignan et cela a été un électrochoc. Accompagner une famille jusqu’au bout, recevoir un merci, avoir ce sentiment du devoir accompli, d’avoir fait en sorte de rendre la mélodie du dernier voyage la plus douce possible. Comme je suis fonceur, j’ai passé mes six diplômes pour être gérant d’entreprise de pompes funèbres à l’école funéraire de Lattes. Mais à cette époque, j’étais trop jeune pour être à mon compte, et je n’avais ni la maturité ni les finances.
Passionné par la marque Porsche, je me suis orienté dans les voitures de sport. N’étant pas né dans une famille riche, je ne me suis jamais fixé de limites. Quand on veut, on s’en donne les moyens et on y arrive doucement, à force de travail, sérieux et sacrifices. J’ai commencé par la vente de véhicules d’occasion toutes marques, et j’ai eu ma première Porsche à 24 ans. J’ai eu mon propre parc automobile à Aix-en-Provence et de plus en plus de Porsche 911, le modèle mythique. J’ai vécu mon rêve de gamin ! La passion a glissé peu à peu vers l’écœurement, avec des clients toujours plus exigeants, une vie effrénée entre la pollution, les embouteillages et le stress.
Je suis alors revenu à ma formation initiale : les pompes funèbres. C’est devenu une évidence et j’ai ouvert mon agence à Ambert en 2020. On nous a fait confiance rapidement. Ici, tout le monde se connaît : quand il y a des obsèques, tout le village vient. Nous sommes indépendants de tout réseau, attachés aux choses simples. En cinq ans, j’ai dû manquer deux ou trois cérémonies. Tout le bonheur tant personnel que professionnel que nous apporte le territoire, nous souhaitons le lui rendre en créant le « Cercle », lieu de partage, de rassemblement et de joie de vivre. Ce complexe de loisirs, qui ouvrira d’ici le printemps, comprendra deux terrains de football en salle, des terrains de pétanque intérieurs et extérieurs et une structure de jeux pour les enfants. »