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Août 2013. Arnaud et Delphine posent leurs valises à Cunlhat dans une maison à ossature bois. Immédiatement, c’est l’enchantement. Depuis, dix années ont passé et ont chaque jour confirmé la première impression.
En cinq jours, on avait défait les cartons et c’était une évidence. Encore mieux que ce qu’on avait imaginé. Le vrai calme, le chant des oiseaux, l’espace… waouh ! On s’est demandé pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt. Même si on avait gagné au loto, notre chance de vivre dans un endroit pareil était mince. Qui vend ce genre de maison ? Au départ, on pensait faire construire. On se projetait plutôt dans le Sancy qui nous semblait plus dynamique que le Livradois. Puis nous avons élargi notre recherche sur le Bon coin et là… nous voyons la maison de nos rêves à Cunlhat. Je me souviens de la visite : un coup de cœur immédiat. Le propriétaire rachetait, rénovait et revendait pour faire une plus-value. Une chance inespérée, quand j’y repense. Nous avons vérifié rapidement qu’il y avait les services nécessaires pour nous et nos 2 enfants. L’ADSL était primordiale car nous exerçons en libéral, ma femme comme formatrice et moi comme photographe. Maintenant la fibre arrive. On se projette totalement, on a pu racheter récemment un tènement foncier où l’on va faire une extension. Quand des stagiaires viennent chez nous, ils/elles sont aux anges : ici, non seulement on apprend des choses mais en plus on se repose. Nous sommes tous les quatre très heureux, chacun pour des raisons différentes.
De mon côté, j’ai été fixé très jeune. Vers l’âge de 6 ans, j’ai su que je voulais vivre dans un endroit où l’on peut observer le ciel étoilé. J’étais à Paris. Vers l’âge de 26 ans, je suis devenu photographe professionnel et je me suis passionné pour le patrimoine sacré : à Paris, ce sont principalement des églises de style gothique. Quand j’ai découvert les églises romanes en Auvergne, j’ai su que c’était là que je voulais vivre. Ça correspondait à mon rêve d’enfant. Cette nature super préservée, aucune pollution lumineuse… juste idéal pour les férues d’astronomie. Et la possibilité de faire beaucoup de vélo en toute sécurité – car il y a très peu de voitures – a fini de me séduire.
Côté vie sociale, on ne l’attendait pas forcément, mais ça a été encore une bonne surprise. Dès le premier automne, nous avons reçu une lettre des voisins et voisines pour nous inviter à la Fête des voisins. Nous avons découvert toute une vie après le travail. Ce n’est pas médiatisé, mais il y a plein d’associations et ça bouge. Moi, j’aime les gens. Finalement, on s’est investi. Ma femme propose des ateliers gratuits et je suis devenu conseiller municipal. Si on m’avait dit qu’un jour je ferais de la politique ! Ça s’est fait très naturellement, en fait. Aujourd’hui le projet de maison de santé attire des médecins, des familles avec enfants. Il y a aussi indéniablement un effet Covid… en conseil municipal, on s’inquièterait presque de savoir si on va pouvoir répondre à la demande.
Et puis j’ai continué à nourrir mon réseau en dehors du territoire. Il n’y a aucun isolement. Nous avons simplement inversé le point de vue : le centre du monde n’est pas Paris, c’est Cunlhat ! Nous nous déplaçons beaucoup. D’ici nous allons dans toutes les grandes villes, parfois juste pour un concert, une expo ou voir des amies.