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Quand l’amour fraternel est source d’inspiration, nous découvrons aujourd’hui l’influence exceptionnelle que Fanny Mendelssohn eu sur son petit frère Felix. La puissante liberté expressive de Fanny force le respect dans son trio avec piano
Quatre ans avant son frère Felix, Fanny Mendelssohn née en 1805. Fanny, enfant prodige du piano à l’égal de son amie Clara Wieck-Schumann, se distingue aussi dès l’adolescence par ses talents de compositrice. Malheureusement la riche famille Mendelssohn, dont le père Abraham d’origine juive et converti au protestantisme, conserve une image rigoriste de la société, n’autorise pas sa fille à vivre de son art : « la musique deviendra peut-être pour Felix son métier, alors que pour toi elle doit seulement rester un agrément mais jamais la base de ton existence et de tes actes. »
Nous pouvons imaginer l’impact d’une telle lettre sur une jeune fille de quinze ans, surtout quand elle est corroborée par les propos tout aussi réactionnaires du petit frère : « L’encourager à publier quoi que ce soit, je ne le puis, car ce serait aller contre mes convictions.» Ironie du sort, certaines mélodies qui font connaître le jeune Felix au public, sont composées par Fanny !
Mais la jeune femme est encouragée à persévérer par son époux d’origine modeste, le peintre portraitiste de la cour berlinoise, Wilhelm Hensel. Les Mendelssohn-Hensel organisent alors des concerts du dimanche – Sonntagsmusik – dans l’hôtel particulier familial, où se côtoient tous les artistes européens et où on interprète Bach, Mozart, Beethoven, Schubert, Schumann, Chopin, Berlioz, Onslow et les œuvres de Fanny et Felix.
C’est à cette occasion que Fanny, « compositrice amateure » affranchie des contraintes académiques, joue et offre en avril 1847 à Rebecka sa petite sœur, en cadeau d’anniversaire, un trio d’une grande liberté formelle, rayonnant de romantisme où le piano déploie des élans de tendresse et de virtuosité jusqu’alors insoupçonnés. Felix en est particulièrement touché d’autant qu’il vient de publier son second trio pour piano, dont la rigueur flamboyante et soignée résonne comme le miroir de la dualité entre le frère et la sœur tant aimée. Quelques mois plus tard en mai 1847, Fanny disparaît subitement et Felix pétrifié de chagrin la rejoint en novembre…
Eglise St-Pierre
Le Bourg
63220 Arlanc
Lundi 17 août 2026 de 21h à 22h05.
Plein tarif : 20 € (Libre participation pour les -18 ans), Tarif réduit : 10 € (Etudiants | Minima sociaux), Adulte : de 9 à 18 € (en pré-vente sur le site).
07 68 19 39 85
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