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Été 2003. Un couple de londoniens achète une maison de vacances à saint-Ferréol des-côtes. Ce lieu va prendre une importance inattendue.
Au début des années 2000, Colin et moi vivions à Londres et travaillions dans la finance. On avait déjà découvert la Dordogne et la Côte d’Azur, mais on ne connaissait pas l’Auvergne. On allait tout le temps à la French Property Exhibition où l’on voyait des morceaux de France : des paysages, des fromages, des objets typiquement français. C’était très excitant ! C’est là que nous avons trouvé l’agence immobilière JB Transaction qui vendait des maisons de caractère en France. L’agent nous envoyait des dossiers que nous regardions, puis nous programmions un séjour pour visiter les maisons. C’est comme ça que nous avons découvert le Livradois-Forez en 2002.
Et en 2003, quand on a visité cette maison… that was love at the first sight. Vous connaissez cette expression ? Je suis entrée dans la cuisine, j’ai regardé les vues et j’ai su tout de suite que c’était la bonne. C’était drôle parce que la maison devait être mise en vente le lendemain. Nous étions les premiers clients… et les derniers !
Nous venions dans la maison juste pour les vacances. C’était romantique. Nous nous sommes mariés ici en 2005. Madame le maire, Andrée Valentin, a dit que nous étions le premier couple étranger qu’elle mariait dans le village. Nous l’aimions beaucoup. Nous avions déjà des liens assez forts avec le village et nous pensions venir nous y installer à la retraite.
Finalement, c’est allé plus vite que prévu. Mon mari était gravement malade, et en 2007 nous avons décidé de quitter nos emplois, de vendre notre logement à Londres et de venir nous installer dans la maison de vacances pour avoir une vie plus reposante. Nous avions à peine plus de 40 ans et ne parlions vraiment pas bien le français.
Ici, l’air est meilleur pour la santé. Et aussi la nourriture. C’est beaucoup plus « fresh » qu’en Angleterre et en Irlande. Il y a la salade et tous les petits marchés pour acheter des fruits et des légumes de saison. Le problème, c’est la pâtisserie. C’est vraiment trop, trop, trop bon. Mais pas pour le régime, hein ! Heureusement que nous faisons aussi plus de sport.
Colin a pu se rétablir, et nous avons appris le français. Ce n’était pas nécessaire pour nos voisins de parler anglais, mais c’était vraiment nécessaire pour nous de parler français ! Nous avons pris des cours particuliers pendant deux ans. Moi, je suis tout de suite allée voir Andrée Valentin pour me rendre utile, avoir quelque chose à faire. Je suis devenue bénévole au comité des fêtes qui organise énormément de choses, puis vice-présidente. Puis j’ai pensé que je pouvais enseigner l’anglais. Alors je me suis renseignée et en 2008 j’ai commencé à donner des cours comme assistante dans l’Éducation nationale.
Ça m’a vraiment bien plu. Je voyais des enfants, des petits et des plus grands, des adultes. J’avais deux ou trois contrats par an. Pour aller plus loin, j’ai décidé de passer le TEFL, niveaux basic et international. Puis j’ai donné des cours du soir au Greta aux adultes qui veulent voyager ou parler anglais au travail. À présent je donne des cours particuliers avec un numéro de Siret que j’ai créé exprès pour payer les taxes. C’est chez moi ici maintenant.