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100% attractif > Naomi Sibomana

Portait de Naomi Sibomana, Habitante // Vertolaye

Naomi Sibomana

15 juillet 2023. Naomi, Dedith et leurs deux enfants quittent l’appartement lyonnais devenu trop étroit. à Vertolaye, ils ont trouvé plus qu’une maison.

Nous avons acheté en avril 2023. En attendant la fin de l’année scolaire, nous venions les week-ends pour nous acclimater peu à peu. À 2 heures de Lyon, on entre dans un autre univers. Là, nous avons découvert que nos voisins avaient déjà un double des clés de la maison. Ça nous semblait fou… en ville on attache son vélo à double tour, on le rentre le soir… On leur a laissé du coup. Ils nous ont aidés alors qu’on n’était pas même installés.

Il y a eu un autre événement marquant. C’était le 24 juin, jour de la fête de la Gare de l’Utopie. Ce tiers-lieu est situé tout près de la maison. Nous étions venus de Lyon avec des amis et là, comment dire, nous étions comme des poissons dans l’eau. Nous l’avons vu dans les yeux de nos amis. Nous avons passé une si excellente soirée qu’on a senti qu’ils pourraient eux aussi réfléchir à venir vivre ici. Nous avons échangé nos numéros avec les personnes rencontrées et nous avons commencé à nous appeler alors que nous ne vivions pas encore sur place ! Cette sensation d’être déjà chez nous avant d’emménager, c’était magique.

Nous qui avions peur de perdre le foisonnement culturel et associatif de la ville, au final, c’est l’inverse : en ville on est noyé dans la masse alors qu’ici on s’identifie les uns les autres. On est loin des préjugés sur les ruraux et les Auvergnats… Il se passe plein de choses tout le temps. C’est plein de surprises, les gens se mélangent.

En octobre, je me suis demandé : une fois l’enthousiasme de l’été passé, est-ce que ça va aller ? Alors les couleurs de l’automne sont arrivées, et j’ai vu que ça allait être tellement magnifique ! Nous avons acheté une maison de plain-pied à l’orée du bois. La nature a tant de secrets à découvrir.

Quand nous vivions à Lyon, nous passions par Thiers pour arriver à Clermont-Ferrand où nous allions voir des amis. C’est en faisant la route que nous avons découvert le Livradois, ses paysages verdoyants et vallonnés. Il était clair pour nous qu’un jour nous quitterions la ville. Mon mari vient du Burundi, lui aussi a grandi dans un village et, avec les enfants, nous aspirions à un cadre de vie apaisé, avec plus d’espace. Le Livradois lui rappelait les paysages de son enfance. Ça lui a tout de suite parlé. À l’été 2022, quand toutes les terres étaient brûlées, le Livradois restait vert et frais. Les paysages ont beaucoup compté.

Quand nous avons commencé à regarder les offres et que nous avons vu les possibilités qui s’offraient à nous sur ce territoire pour le même budget, on s’est décidé à visiter quelques maisons. Et là, c’est allé assez vite. Nous avons acheté la troisième que nous avons vue. C’était un coup de cœur.

Pour la suite, nous allons voir… Mon mari est accompagnant éducatif et social, un métier où les conditions d’exercice sont souvent frustrantes. Nous avons entendu parler de l’accueil familial et social, et le Puy-de-Dôme est un terrain propice au développement de ce projet. Dans un premier temps, je vais soutenir mon mari et me consacrer aux travaux de la maison. De mon côté, je pense à l’agrément de famille d’accueil. Peut-être, un jour. Ça donnerait une autre dimension à notre projet d’accueil.