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Énergies positives > Aurélien Faivre-Duboz

Portait de Aurélien Faivre-Duboz, À l’écoute des maux et des mots

Aurélien Faivre-Duboz

Nos corps en mouvement. Dans la forêt. En silence. Aurélien - habitant de Fournols - nous emmène dans une clairière au bord de l’eau, un endroit qu’il affectionne, un de ces coins secrets qu’on partage avec ceux qu’on aime. Merci

« Je ne sais pas si je suis plein d’énergie. Je dirais plutôt que je laisse pleinement l’énergie circuler. C’est une sensation intérieure » explique celui qu’on nous a présenté comme masseur-kinésithérapeute, couvreur-zingueur, organisateur d’événements avec 10 Solutions et que nous découvrons de surcroît apprenti instructeur d’art martial, en couple et papa. « Je vais très bien. Je n’ai pas le sentiment d’être débordé » commente Aurélien, jambes allongées, chaussures « five fingers » aux pieds. A-t-il du temps libre ? Le jeune homme prend le temps de laisser mûrir la réponse. « Je ne vois pas mes activités comme un travail. Il y a du temps libre dedans. D’ailleurs, le temps est toujours libre, non ? » Ce renversement de la perspective habituelle nous ravit et nous sentons nous aussi que nous sommes là parce que nous l’avons choisi

RALENTIR
Le soleil monte dans le ciel, sa lumière vient nous lécher le front. Il est urgent de ralentir. « Dans la santé, les personnes veulent juste arrêter tout de suite une douleur qui est une souffrance. Mais il est nécessaire de déconstruire avant de reconstruire. Et ça prend du temps » commente Aurélien. « Il n’y a pas de résultat durable et intéressant dans l’immédiateté. Les gens veulent être soulagés instantanément. On se trompe de problème. » Et d’illustrer son propos avec une scène de rue que même les plus jeunes d’entre nous ont pu observer : « Les anciens, dans le passé, s’asseyaient sur un banc et regardaient passer les choses afin de connaître le bon moment pour l’action ». Nous qui pensions que c’était pour tuer le temps…

PRODIGUER DES SOINS BASÉS SUR L’ÉCOUTE C’est la raison pour laquelle Aurélien a choisi de pratiquer son activité de soignant à domicile. « Ce mode d’exercice permet de me libérer et de me donner du temps par rapport à une pratique en cabinet. » Là aussi, Aurélien qui « ne prend qu’un seul patient à la fois » change la perspective par rapport aux métiers du soin qui sont devenus plus techniques, centrés sur quelques gestes précis, « rapides, rentables ». Au cœur du quotidien des gens, sa présence centrée sur l’écoute « libère les mots – et les maux – des personnes » qu’il rencontre. « Il en découle une ouverture propice pour dissoudre les barrages intérieurs qui empêchent la circulation de l’énergie et la guérison. » Saviez-vous par exemple que notre foie se régénère entièrement toutes les trois semaines ? Un phénomène naturel entravé par de multiples causes .

VIVRE SUR UNE TERRE RICHE
Son activité de kinésithérapeute l’a conduit à faire des remplacements sur de nombreux territoires. Aurélien est franco-belge. Né à Vichy, il a étudié en Belgique. Il affectionne les destinations avec « des terres volcaniques, des terres riches et vivantes ». Fort de ce constat, il décide finalement de s’installer sur le territoire d’Ambert Livradois Forez. « C’est une source d’équilibre pour moi. Il y a tout ce que j’aime – la nature, le calme – et depuis quelques années un renouveau, une effervescence associative et culturelle » qu’il constate à Fournols mais aussi dans tous les autres villages. « Rien qu’à Fournols, nous avons cinq associations actives avec des événements toute l’année pour tous les publics et pour tous les goûts – c’est incroyable. » Pour Aurélien, « cela témoigne d’une envie forte de nourrir la joie, le partage, le vivant ».

EN QUÊTE D’HARMONIE AVEC LE TOUT
Être bien dans son corps, dans sa tête et dans son cœur. Tandis que la nature murmure à l’unisson, nous sentons que chacun aspire au même but. « Comment ramener de l’humanité, du partage et de la fraternité dans notre société alors que le sens du courant pousse à nous diviser ? » Pour le jeune homme, c’est sûr, c’est LE défi. Il déplore la vision catastrophiste selon laquelle l’être humain est néfaste pour le reste de la planète. « Si nous avons la capacité de détruire, nous avons celle de rectifier, de nourrir, d’équilibrer. Je pense qu’il faut réorienter son regard vers le beau. » Encore un changement de perspective auquel nous sommes appelés, collectivement. Sur le sentier retour, nous songeons que tous les êtres humains sont des disciples en chemin et nous réjouissons d’avoir croisé celui d’Aurélien.